La maison au ptérodactyle

Aujourd’hui je vous présente cette maison dans laquelle je suis entrée seule. Alors que nous discutons mon papa et moi à propos des explorations urbaines, il en vient à évoquer une vieille bâtisse abandonnée et plutôt difficile d’accès. Il me parle d’une ancienne tour visible depuis l’extérieur et qui serait susceptible d’être accessible depuis la maison. Après un bref repérage sur Google Earth avec mon papa, je suis tellement intriguée que je décide de prendre directement la voiture et d’aller dans la gueule du loup.

Je me gare sur le bord de la route et des frissons me parcourent rien qu’en l’apercevant. La maison donnant sur la rue, je m’approche doucement, me faufilant tant bien que mal, me cachant au moindre bruit de voiture, assurant mes arrières.

Une fois à l’intérieur de la cour, j’ai la sensation que cet endroit a été abandonné depuis au moins vingt ans.

Ce qui semblait être autrefois un hall de grange s’apparente désormais à une immense décharge. Le sol est jonché de bois et d’objets en tout genre dépecés, rouillés, usés par le temps…

J’avance, tant bien que mal, au milieu de cette amoncellement de choses diverses, marchant sur les tuiles branlantes, me retenant aux branchages dispersés çà et là, écrasant sur mon passage les planches de bois couvertes d’insectes et surtout, passant sous des poutres monstrueuses, garnies de bestioles et retombant à la verticale.

Forte de cette première mise en bouche, je décidé de m’aventurer un peu plus loin. Après une deuxième escalade de l’orifice en pierre par lequel je venais de violer l’intimité de cette ancienne demeure, je longe les murs épais de la demeure et me prend dans le visage des buissons entiers de ronces, comme si la nature me punissait ou pire, me donnait un avertissement.

Heureuse d’avoir enfin pu trouver une porte en bois largement franchissable, j’entame ma descente dans ce qui ressemble fortement à un repère de serial killer.

La première salle renferme tout un tas de meubles. Sur la table principale repose une paire de lunettes.

Suite à la découverte du rez-de-chaussée, je tente en vain d’accéder à la tour. Un vieil escalier condamné et inutilisable, car coupé en deux, me freine dans ma course.

Je me glisse dans l’un des couloirs perpendiculaires à l’escalier et passe la tête dans une espèce de pièce qui fait office de débarras. L’endroit est si sombre que j’en ai la chair de poule. Et si quelqu’un se trouvait encore dans les lieux ?

J’aimerais savoir ce qui se cache en haut, mais j’arrive à me raisonner, sans trop savoir par quel miracle.

Je ne suis pas très bavarde aujourd’hui car j’ai démarché des entreprises toute la sainte journée. Les images parleront certainement plus et mieux que moi.

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